Des coupures difficiles à comprendre - Martin Bolden
Martin Bolden

Bonjour à vous, je suis Marty. Je travaille dans le monde de la finance depuis une dizaine d'années. Je dois vous avouer que c'est un travail extrêmement stressant. Au bureau, on organise régulièrement des 5 à 7, mais on se lasse vite de toujours avoir les mêmes conversations. C'est pourquoi j'ai eu envie de venir vous raconter mes petites histoires ici. Mais n'ayez craintes, les problèmes resteront au bureau. Ici ça ne sera que les bons côtés de mes journées !

Des coupures difficiles à comprendre

Des coupures difficiles à comprendre - Martin Bolden

Dernièrement, je lis des choses absurdes sur les réformes du système de santé. Que se passe-t-il ? Les médecins témoignent que le personnel des hôpitaux sont épuisés, démotivés, et qu’il y a un climat négatif absolu dans les corridors des établissements de santé. En fin de semaine, un médecin témoignait dans un journal, des conditions de travail exécrables de son milieu. Les gens sont stressés, ils sont débordés, car plusieurs postes clés ont été abolis. Les employés se retrouvent à devoir faire de nouvelles tâches, qu’ils ne maitrisent même pas, en plus de toute la charge de travail normale. De plus, il y aurait des coupures, dont certains emploi infirmiere. Depuis le temps qu’on nous dit qu’il manque d’infirmière, qu’il faut ouvrir les écoles, encourager les jeunes à choisir cette profession, voilà maintenant qu’on coupe ces postes ? Pour le commun des mortels comme moi, ce discours et ces nouvelles mesures sont incompréhensibles.

Je comprends qu’il y a des problèmes  et de gros défis avec notre système de santé actuel. Nous avons créé un monstre. La structure et la lourdeur de la bureaucratie  sont devenues un cancer qui mange tous les fonds. Mais devons-nous vraiment couper des postes clés sur le terrain ? Et les patients dans tout ça ? La qualité des services a clairement diminué depuis l’arrivée du nouveau gouvernement et de ses réformes. Je me demande bien qui décide de tout cela. Est-ce seulement le pouvoir et la décision du ministre de la Santé, ou si toutes ces réformes sont étudiées par un comité de professionnels diversifiés ? Car si c’est seulement les idées d’un seul homme au pouvoir, il faudrait réagir et demander des justifications à tous ces changements. Sinon, nous allons faire fuir les employés dont nous avons grandement besoin, autant les médecins, que les infirmières et les préposés aux bénéficiaires. Le fossé est encore plus évident, lorsque nous nous comparons aux autres provinces. L’Ontario, par exemple, offre des soins, services et installations de qualité premium, et ils ne payent pas plus de taxes santé que nous, même beaucoup moins. Nous devrions nous inspirer de ces systèmes qui semblent avoir trouvé un meilleur équilibre, et pour lesquels le patient est au cœur des préoccupations. Au Québec, il faut être en santé, car vous voulez éviter à tout prix d’aller aux urgences, ou d’avoir besoin d’un spécialiste. J’ose espérer que nous trouverons des solutions efficaces dans un avenir plus ou moins rapproché.