Les couleurs de l'automne - Martin Bolden
Martin Bolden

Bonjour à vous, je suis Marty. Je travaille dans le monde de la finance depuis une dizaine d'années. Je dois vous avouer que c'est un travail extrêmement stressant. Au bureau, on organise régulièrement des 5 à 7, mais on se lasse vite de toujours avoir les mêmes conversations. C'est pourquoi j'ai eu envie de venir vous raconter mes petites histoires ici. Mais n'ayez craintes, les problèmes resteront au bureau. Ici ça ne sera que les bons côtés de mes journées !

Les couleurs de l'automne

Les couleurs de l'automne - Martin Bolden

Les couleurs de l’automne commençaient à arriver, ce qui me donna envie d’aller me promener. J’ai prévenu ma conjointe que je sortais pendant tout l’après-midi. J’avais tout prévu, mon sac à dos était plein. J’ai pris une bouteille avec un système qui garde le froid ou la chaleur. J’ai mis du café dedans et j’ai pris une boîte de petite taille, en plastique, où j’ai mis quelques morceaux de sucre. J’aime beaucoup les petits gâteaux que mon épouse prépare. Ses sablés aux graines de pavot sont délicieux, et ils accompagnent mon café assez souvent. Je savais que ma conjointe devait aller à son cours de poterie, ce soir, mais une amie devait passer la prendre. Je n’avais donc aucune obligation de rentrer tôt, car elle ne souperait pas à la maison. Dans ce cas, je me prépare une salade composée avec ce qui traîne dans le réfrigérateur et j’allume la télévision.

J’ai pris une bouteille d’eau et aussi un poncho de pluie, qui se plie en tout petit et qui tient dans une minuscule pochette. J’étais paré à toutes les éventualités. Bien sûr, j’avais vérifié que mon téléphone portable était assez chargé pour tenir pendant toute ma randonnée pédestre. Même si nous venons de terminer notre déménagement québec, je savais déjà quel trajet j’allais suivre. Je devais prendre par un vallon, puis j’irais dans la forêt. Je m’imaginais déjà dans les chemins, en sentant les odeurs des bois, en écoutant les oiseaux chanter. Dans ces moments, je me sens bien, et je reviens de ces promenades tout revigoré, plein de joie. C’est comme un carburant qui me permet d’avancer pendant toute la semaine.

À peine sorti de chez moi, je vis que le ciel se couvrait de quelques nuages blancs. Les cumulus étaient peu nombreux et je savais que je pouvais marcher sans recevoir une goutte de pluie. J’avais eu moins deux heures devant moi, peut-être plus. Je passai devant la maison d’Anatole, un de mes voisins qui jardine souvent. Nous avons discuté au-dessus de sa haie bien taillée, qu’il venait de couper. Je suis resté plus de temps que je le voulais à parler avec lui, je repartis en étant conscient que ma promenade serait écourtée. Les nuages se pressaient, plus présents dans le ciel. Arrivé à la sortie de ma rue, j’ai tout de suite vu que je ne pourrais pas aller plus loin. Les cieux avaient pris une teinte grise et noire, digne d’un bel orage. Je dus rebrousser chemin.