Un petit village de paysans - Martin Bolden
Martin Bolden

Bonjour à vous, je suis Marty. Je travaille dans le monde de la finance depuis une dizaine d'années. Je dois vous avouer que c'est un travail extrêmement stressant. Au bureau, on organise régulièrement des 5 à 7, mais on se lasse vite de toujours avoir les mêmes conversations. C'est pourquoi j'ai eu envie de venir vous raconter mes petites histoires ici. Mais n'ayez craintes, les problèmes resteront au bureau. Ici ça ne sera que les bons côtés de mes journées !

Un petit village de paysans

Un petit village de paysans - Martin Bolden

Dans le village où je suis né, il n’y a que 11 familles. Tout le monde connaît tout le monde, et nous sommes tous unis les uns, les autres. Chaque famille est agriculteur, cultivateur, éleveur, fermier, charpentier. Chaque adulte occupe plusieurs fonctions à la fois. Nous avons une petite école pour les enfants, et dès qu’ils atteignent un certain âge, en fonction du travail dans lequel ils désirent se perfectionner, on leur apprend l’art du métier, pour qu’ils puissent à leur tour, reprendre le flambeau familial ou encore, pour qu’ils puissent obtenir la formation dont ils ont besoin, pour exceller dans le domaine. Tous les dimanches, le chef de village organise la messe. Nous avons une petite pharmacie, mais notre infirmière, qui prodigue tous les soins en cas de maladie, est également la seule institutrice et éducatrice de tous les enfants, quel que soit leur âge. Elle leur enseigne toutes les matières, jusqu’à ce qu’ils aient l’âge de suivre les formations pratiques. Dans ces cas, ils vont directement poursuivre leur apprentissage sur terrain dans chaque site de travail, et chacun à son propre rythme devient actif au fil du temps. Ce que je peux dire, c’est que tout cela nous a toujours réussis depuis longtemps, et ce n’est pas prêt de changer. Mon souci actuel, est que je viens de me trouver une épouse, une femme civilisée qui ne connaît pas dans la vie de fermier et d’agriculteur. Elle a affirmé vouloir faire ce qu’il faut pour s’adapter, mais je ne sais si je peux lui imposer cela. Elle est le genre de femmes qui soignent leur image et qui n’hésitent pas à faire des injections d’acide hyaluronique ou à faire du Botox pour avoir un visage plus jeune, elle fait partie de ces personnes qui ne savent vivre sans internet, sans supermarché et surtout, sans toutes les choses superflues de la ville. Je ne dis pas qu’elle ne pourrait jamais renoncer à tout ça, et tout cela n’enlève en rien à sa beauté et sa grâce. Juste que je ne veux pas qu’elle renonce à beaucoup trop de choses qui lui sont importantes. L’amour n’est pas tout dans la vie, et parfois, on a besoin de se sentir bien dans sa peau, surtout pour les femmes. Pourtant, moi j’ignore si je saurais vivre dans la grande ville, je suis tant habitué à nos conditions de vie, à la petite société que l’on a construite dans notre village, et surtout à la tranquillité et la sérénité qui y résident.